Facebook VS. Google
Jeudi, 24 Juin 2010 00:00

Début mars 2010, la fréquentation américaine de Facebook dépassait pour la première fois celle de Google. Le premier réseau social du monde, qui compte aujourd’hui près de 450 Millions de membres, est le lieu de partage de pas moins de 1 Milliard de contenus par semaine.
Une réponse sociale à la surabondance d’information, qui annoncerait une nouvelle manière de consommer le Web, et la suprématie à terme de l’un de nos deux mastodontes ?
A ma droite, Google et son approche algorithmique. Son point fort : Google est le leader pour le moment incontesté des moteurs de recherche. Ses dernières armes : des applications sociales récemment développées, comme Google Buzz, Google Wave ou Google TV. Le succès n’est certes pas équivalent à celui qu’on peut attendre du nouvel OpenGraph de Facebook, reste que ces innovations de Google permettront certainement à la firme de Moutain View de mieux nous connaître.
A ma gauche, Facebook et son approche sociale-sémantique. Son point fort : leader mondial du réseau social. Sa dernière arme : le bouton « Like » qui contamine déjà le Web. Soyons clairs, cette arme peut faire l’effet d’une bombe qui révolutionnerait deux champs : 1. Celui de la pub sur Internet et 2. Celui de nos habitudes de navigation dans la mesure où nous fonctionnons alors en mode « veille sociale personnalisée », en recueillant les contenus obtenus dans une logique de prescription en réseau dont Facebook maîtrise de mieux en mieux le fonctionnement.
Avec l’Open Graph, Facebook propose donc sa propre classification du Web, selon les résultats que nos amis « aiment » et nous recommandent. Ce nouveau marquage sémantique développé par Facebook lui permet ainsi de cartographier les internautes selon leurs centres d’intérêt : goûts, personnes, lieux, produits et services, et toutes les relations que ces items entretiennent entre eux seront analysés pour nous fournir des résultats toujours plus ciblés. Facebook peut par exemple identifier les leaders d’opinion dans un groupe d’amis (au sein d’un groupe, qui aura le plus efficacement incité ses amis à cliquer sur « Like » à leur tour ?), ce qui préfigure une révolution du social marketing sur Internet dans un avenir très proche, au détriment de Google.
Dès lors, de la création par Facebook d’un moteur de recherche dont les contenus seraient qualifiés par des humains et non plus un algorithme, à la personnalisation des « landing pages » des sites commerciaux qui signifieraient une sémantisation de la publicité sur le web tout entier, tous les phantasmes sont permis.
Face à l'offensive Facebook, Google ne pouvait évidemment rester muet. Malgré un bilan de ses fonctionnalités sociales qui n'a pas séduit à hauteur de ses espérances, Google semble donc miser sur son propre réseau social, dont on ne sait pas grande chose pour le moment, si ce n'est le nom : Google Me.
Que la prophétie Facebook assure, ou pas, sa suprématie, il est certain que les enjeux de positionnement des marques sur Internet dépasseront de loin le simple stade du référencement sur Google. Aux entreprises de mesurer ces évolutions, dans leur stratégie de communication sur le Web. Dans cette perspective, SEO et Community Management deviennent deux aspects complémentaires d’une même stratégie.
Une réponse sociale à la surabondance d’information, qui annoncerait une nouvelle manière de consommer le Web, et la suprématie à terme de l’un de nos deux mastodontes ?
A ma droite, Google et son approche algorithmique. Son point fort : Google est le leader pour le moment incontesté des moteurs de recherche. Ses dernières armes : des applications sociales récemment développées, comme Google Buzz, Google Wave ou Google TV. Le succès n’est certes pas équivalent à celui qu’on peut attendre du nouvel OpenGraph de Facebook, reste que ces innovations de Google permettront certainement à la firme de Moutain View de mieux nous connaître.
A ma gauche, Facebook et son approche sociale-sémantique. Son point fort : leader mondial du réseau social. Sa dernière arme : le bouton « Like » qui contamine déjà le Web. Soyons clairs, cette arme peut faire l’effet d’une bombe qui révolutionnerait deux champs : 1. Celui de la pub sur Internet et 2. Celui de nos habitudes de navigation dans la mesure où nous fonctionnons alors en mode « veille sociale personnalisée », en recueillant les contenus obtenus dans une logique de prescription en réseau dont Facebook maîtrise de mieux en mieux le fonctionnement.
Avec l’Open Graph, Facebook propose donc sa propre classification du Web, selon les résultats que nos amis « aiment » et nous recommandent. Ce nouveau marquage sémantique développé par Facebook lui permet ainsi de cartographier les internautes selon leurs centres d’intérêt : goûts, personnes, lieux, produits et services, et toutes les relations que ces items entretiennent entre eux seront analysés pour nous fournir des résultats toujours plus ciblés. Facebook peut par exemple identifier les leaders d’opinion dans un groupe d’amis (au sein d’un groupe, qui aura le plus efficacement incité ses amis à cliquer sur « Like » à leur tour ?), ce qui préfigure une révolution du social marketing sur Internet dans un avenir très proche, au détriment de Google.
Dès lors, de la création par Facebook d’un moteur de recherche dont les contenus seraient qualifiés par des humains et non plus un algorithme, à la personnalisation des « landing pages » des sites commerciaux qui signifieraient une sémantisation de la publicité sur le web tout entier, tous les phantasmes sont permis.
Face à l'offensive Facebook, Google ne pouvait évidemment rester muet. Malgré un bilan de ses fonctionnalités sociales qui n'a pas séduit à hauteur de ses espérances, Google semble donc miser sur son propre réseau social, dont on ne sait pas grande chose pour le moment, si ce n'est le nom : Google Me.
Que la prophétie Facebook assure, ou pas, sa suprématie, il est certain que les enjeux de positionnement des marques sur Internet dépasseront de loin le simple stade du référencement sur Google. Aux entreprises de mesurer ces évolutions, dans leur stratégie de communication sur le Web. Dans cette perspective, SEO et Community Management deviennent deux aspects complémentaires d’une même stratégie.