Qui a gagné la bataille des primaires socialistes

Comment fonctionne le baromètre ?
Avec notre baromètre présidentielle 2012, nous suivons l’actualité de la cybercampagne en observant, en live, le volume de pages indexées sur google, de tweets, de pages, status et groupes facebook ou encore de vidéos youtube et dailymotion sur chaque candidat. Le baromètre permet de comparer leur part de notoriété relative, les uns contre les autres, et de déterminer ainsi qui est le plus présent sur la Toile.
Accès pour tous sur : barometre.image-strategie.com
Quels sont les résultats pour les candidats à la primaire socialiste ?

On observe que Ségolène Royale demeure, à l’issue de cette primaire, la candidate la plus visible sur Internet, loin devant François Hollande et Martine Aubry, dans un mouchoir de poche. Dernier groupe, les challengers Valls et Montebourg font jeu égal. Enfin, Jean-Michel Baylet reste dans le silence des internautes, malgré la campagne. 
C’est Manuel Valls qui enregistre, sur la période du 22 août au 11 octobre, la plus forte progression. Sa notoriété a été presque multipliée par 3. François Hollande et Arnaud Montebourg sont les deux autres candidats ayant le plus fortement progressé en notoriété numérique, multipliée par deux pour chacun.
Une perdante : Ségolène Royal
Ségolène Royal reste en tête, forte de ses réseaux et de l’héritage de 2007. Parmi tous les candidats, c’est probablement la plus active sur le web : sur la période 07-10/10, on constate que la quasi-intégralité de l’activité Facebook liée à la requête « Ségolène Royal » (183 mises à jour de pages, groupes et posts publics d’internautes) repose sur des groupes et événements officiels orchestrés par ses sympathisants.
Mais elle a perdu son avantage. Elle connaît une érosion de près de 50 % de son avance sur les autres candidats à la primaire socialiste sur la période : les recettes de 2007 ne fonctionnent plus et elle ne réussit pas à mobiliser, malgré un rebond au lendemain du 1er débat suite à ses attaques sur le « pacte de Marrakech » de Martine Aubry. Et la séquence des larmes n’aura pas ranimé la flamme…
Match nul entre Hollande et Aubry
François Hollande, en dépit de sa position dominante dans les médias et les sondages, n’a pas réussi à s’imposer sur Internet. On constate un stock de contenus sur lui trop faible et un flux d’information encore mal maîtrisé (Tweeter notamment) : de vraies pistes de progression pour la suite ! Martine Aubry a provoqué, en revanche, beaucoup plus de réactions d’internautes. Sa campagne digitale était plus proactive, dès son lancement. Mais elle n’a pas été portée par les débats télévisés.
Montebourg et Valls, enfants des débats
Candidats de Facebook et Tweeters, ils ont pleinement profité de l’effet réseaux sociaux, alors que les poids lourds sont plutôt forts sur Google, en contenus référencés (articles de presse, sites officiels). La performance de Valls et Montebourg dans les débats, notamment celui du 15 septembre, a été très largement commentée par les internautes, en live sur Tweeter ou dans les heures qui ont suivi, sur Facebook. Leur notoriété digitale a émergé à l’occasion de cette primaire.
Un grand gagnant sur le web : Manuel Valls
Manuel Valls est le grand gagnant de la campagne des primaires sur Internet. Si l’on rapporte sa notoriété à l’ensemble des 17 candidats potentiels ou déclarés suivis par le baromètre e-reputation d’Image & Stratégie, sa part est désormais l’équivalente de celle de François Bayrou. Et il enregistre, parmi tous les socialistes, la plus forte progression de références le concernant.
Le dispositif de campagne de Manuel Valls reste cependant assez peu extensif, avec une page officielle (7000 fans), la page de soutien de Zohra Bitan et quelques pages de comités de soutien régionaux. Il profite de l’effet buzz Facebook et Tweeter.
Deux constats :
- Manuel Valls a intéressé largement, au-delà du PS, des élus et internautes de toute tendance, et suscité de nombreux commentaires, analyses et reprises.
- Il a été l’objet de nombreuses attaques de la part de militants socialistes et des autres candidats, lui prêtant notamment le projet d’un rapprochement avec François Bayrou (Gérard Filoche sur Tweeter).
Entre le 7/10 et le 10/10, au lendemain du premier tour, 2400 tweets ont été produits relatifs à Manuel Valls, dont 10 proviennent de son propre compte. Il y est souvent présenté comme la révélation de la primaire avec Arnaud Montebourg.